Charles Aznavour ou le destin apprivoisé
Daniel Pantchenko (avec Marc Robine)
616 pages + cahier photos de 16 pages, format 153 x 235 mm (22 €)
Fayard/Chorus - Mai 2006


Élu en 1998 « artiste de variétés du siècle » devant Elvis Presley et Bob Dylan par un sondage du magazine américain Time, Charles Aznavour est aujourd'hui, pour le monde entier, qu’il n'a cessé de sillonner en tous sens, une véritable légende. Il lui manquait pourtant, à côté de son livre de souvenirs personnels (Le Temps des avants, 2003), une biographie de référence qui raconte l'histoire de son destin exceptionnel, d'abord hostile et littéralement « apprivoisé » à force de courage, de ténacité et bien sûr de talent.
C'est chose faite avec cet ouvrage auquel le principal intéressé – séduit par le regard d'historien porté sur ses racines, du génocide arménien de 1915 à la diaspora qui s'ensuivit, puis par l'analyse sensible de ses chansons – a accepté de participer sans réserve. Pour la première fois de sa longue et impressionnante carrière, Charles Aznavour témoigne dans un livre de ce type, délivrant des souvenirs inédits et multipliant commentaires, précisions ou réflexions sur une vie riche notamment en rencontres de toutes sortes (des plus grands artistes aux principaux chefs d'Etats).
Il en résulte un document unique sur un parcours qui ne l'est pas moins, une somme qui ne sacrifie pas l'oeuvre à l'anecdote et ne verse jamais non plus dans la complaisance malgré l'admiration que l'on peut porter à un artiste mondialement célèbre, traduit etchanté dans la plupart des langues. De ses origines arméniennes à ses débuts dans la chanson avec Pierre Roche, d'Édith Piaf à Liza Minelli, du « métier » à savision actuelle du monde, ce livre est éclairé de nombreux témoignages de proches, de professionnels et d’artistes (de Patachou à Lynda Lemay, de Serge Lama à Patrick Bruel), dont celui, resté inédit jusqu’à ce jour, de son beau-frère et collaborateur, le compositeur Georges Garvarentz, décédé en 1993.

Daniel Pantchenko a repris et mené à terme un manuscrit qu’avait commencé à écrire son collègue et ami Marc Robine (disparu en août 2003), auteur notamment de Grand Jacques, le roman de Jacques Brel et Il était une fois la chanson française.